Spotlight sur Mechs vs Minions : un must to have !

Salutations les aminches,

Je profite de la trêve des confiseurs pour faire un spotlight sur un jeu que le papa Noël a eu la délicatesse de déposer au pied de mon sapin (aiguillé en cela par les conseils avisés de votre serviteur, assorti d’une menace de prise d’otage de la mère Noël si je n’obtenais pas satisfaction !), à savoir : Mechs vs Minions.

Pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, il s’agit du premier jeu de plateau produit par Riot Games, éditeur du roi du DOTA like : League of Legends. Le jeu est sorti en 2016 en versions anglaise et chinoise et a eu le droit à sa version française fin 2017, celle-là même qui vient d’atterrir sous mon sapin.

Et là, la claque à l’ouverture du paquet ! Comme auraient dit feu nos compères Goscinny et Gotlib : « ‘Mâtin, quel matos ! »

Une boîte, qu’elle en a sous le capot !

Alors certes, quand on compare la boîte de Mechs vs Minions au dernier KS arrivé à la maison ce mois-ci – à savoir Mythic Battle dans sa version Titan – on peut avoir l’impression qu’il fait tout petit.

« Alors p’tite bite, tu crois faire le poids ?
– Attends qu’on parle thermoformage et on en reparle ! »

Mais ne nous y trompons pas, c’est bel et bien une très grosse boîte – de la taille de la boîte de base de Mythic Battle – qui pèse son poids et qui dégueule de matériel. Quoique « dégueuler » ne soit pas un terme très approprié tant le rangement intérieur est optimisé à un point que je n’avais jamais vu jusqu’alors.

Petit mot d’accueil à l’ouverture :  la partie émergée de l’iceberg !
« Déshabillez-moi
Déshabillez-moi
Oui, mais pas tout de suite
Pas trop vite
Sachez me convoiter
Me désirer… »

En effet, non seulement tout est disposé façon mille-feuilles à l’intérieur, mais en plus chaque élément du jeu a sa place dans un thermoformage de dingue. Qui plus est, les minions – qui prennent le plus de place avec 100 figurines – sont intégrés dans des emplacements prévus pour accueillir chacun des quatre types de leurs figurines : pas besoin de se triturer les méninges pour replacer les petiots après la partie, comme c’est le cas lorsque l’on veut ranger tous les zombies d’un Zombicide : ici, quelle que soit la forme, ça rentre !

Y’a clairement des éditeurs qui feraient bien d’aller prendre des leçons auprès de Riot Games sur cet aspect souvent négligé du rangement…

Chez Riot Games, le thermoformage est visiblement une affaire sérieuse !

Mon précccciiieeeuux !

Bon évidemment, on n’achète pas un jeu que pour son système de rangement. Quid du matos lui-même ?

Là encore Riot Games a mis la barre très haut. On ne compte pas moins de 105 figurines : 100 minions, 4 Yordles pour les affronter et un big boss minion que je ne peux pas vous montrer puisqu’il est encore enfermé dans son sarcophage de carton dont il ne demande pourtant qu’à sortir !

« Z’êtes bien petits pour être sur ce bateau !
– Petits mais costauds ! »
(toute ressemblance avec une publicité des années 80 ne serait évidemment que fortuite…)

Les minions ont 4 postures différentes et ont reçu un lavis pour les mettre en valeur. Evidemment, rien n’empêche de les peindre dûment, ce que je ferai sans doute à mes heures estivales perdues, leur peinture ne présentant aucune difficulté, si ce n’est de devoir s’organiser pour les faire à la chaîne.

« Born to be wiiilllddd ! »

Les 4 Yordles – Heimerdinger, Tristana, Corki et Ziggs – sont quant à eux juchés sur des mechs, conçus par le héros du jeu en ligne Rumble : ils sont donc bien plus grands que les minions et peints qui plus est en un tabletop tout à fait satisfaisant pour ce type de jeu.

« Y’a marqué ne pas ouvrir ! La bonne blague ! » Yordle imprudent, dernières paroles

Quant au big boss minion, il est également peint et semble d’une taille similaire à nos valeureux héros.

Le reste du matos est à l’avenant :
– des jetons spécifiques en plastique transparent et/ou en métal pour les rouages
– un sablier en plastique ayant reçu un lavis pour le vieillir, de même que le jeton de la bombe
– des cartes et des plateaux personnels de programmation d’excellente qualité
– de superbes plateaux de jeu recto-verso avec une impression différenciée: mate pour le fond, brillante pour les éléments de décor

Des jetons comme ça, j’en veux dans tous mes jeux !!!
Plateaux de programmation et cartes du jeu : là encore, c’est un sans faute !
Deux des différents plateaux de jeu : réversibles et d’une qualité à faire pâlir plus d’un éditeur…. Je tairai les noms par respect pour les familles !

Seul petit bémol dans cette avalanche de qualité : une erreur d’impression des enveloppes contenant les différentes missions composant la campagne du jeu. Celles-ci sont en espagnol, mais point de panique puisque le matériel à l’intérieur – cartes notamment – est bien dans la langue de Molière. De plus, Riot Games très soucieux de la qualité de son produit a annoncé qu’il enverrait des enveloppes de remplacement courant 2018 aux acheteurs de cette première fournée VF de la boîte.

« Damned, encore un coup des Gremlins ! »

Quand est-ce qu’on joue dans tout cela ?

Quoi ?
Mais depuis quand a-t-on besoin de vraiment jouer à un jeu de plateau pour l’apprécier ?
On l’achète, on l’ouvre, on le contemple, on le referme et on le remet dans sa belle étagère où on peut à nouveau le contempler à loisir avec ses petits voisins !
Non, je déconne ! Quoique…

Plus sérieusement, Mechs vs Minions ne se contente pas d’être très beau, c’est également un excellent jeu coopératif. Si il prend place dans l’univers de League of Legends, il n’en reprend pas le principe. Ce n’est donc pas un DOTA like comme peut l’être Load de chez Archon Game. Ici, vous incarnez des Yordles intrépides qui ont rejoint une école de pilotage de mechs, sous la direction du champion yordle : Rumble, la menace mécanisée. Nos héros doivent y apprendre à maîtriser leur mech afin de défaire une horde de minions qui menace Runeterra.

Rumble et cie : du mech de qualité pour des pilotes qualifiés !

Concrètement, on est dans un jeu coopératif de programmation, qui n’est pas sans rappeler Roborally. Vos Yordles vont devoir apprendre à dompter leurs mechs, ce qui se traduit en termes de jeu par une programmation que vous allez composer à partir de cartes (il y en a de quatre types) à drafter avec vos partenaires. Cette phase de draft est chronométrée – d’où le sablier – et une fois votre carte acquise, vous pouvez l’utiliser de trois façons :
– en l’incluant dans un emplacement disponible de votre plateau de programmation
– en la mettant sur une carte déjà en place : si elle est d’un type différent, la précédente est retirée ; si elle est du même type, l’effet de votre carte en est renforcé
– en la défaussant pour obtenir un bonus ou pour réparer votre mech

Ensuite, on active la programmation et vogue la galère ! Votre héros va se déplacer, flinguer du minion à tout va, tout en essayant d’éviter les ennuis. Car votre mech n’est guère solide, les minions nombreux et agressifs, la mécanique s’enraye donc dès les premiers dégâts encaissés, faussant notamment votre programmation. Il va donc falloir réfléchir avec vos partenaires, afin de vous répartir les cartes au mieux en fonction de ce que vous voulez faire au cours du tour, négociation tendue car limitée par le sablier… Si on dépasse le temps imparti, c’est comme à Roborally : on répartit les cartes au hasard, ce qui peut être source de quelques déconvenues.

Rajoutez à tout cela un environnement au mieux farceur, au pire hostile ; des scénars qui prévoient moult surprises et pas toujours des meilleures comme il se doit ; et vous obtenez un très bon jeu coopératif agrémenté d’une sympathique campagne. Et quand celle-ci sera terminée, n’hésitez pas à passer sur l’éditeur de scénarios mis en ligne par Riot Games qui vous permettra de continuer à vous confronter au jeu.

Au final, quand on voit l’intérêt et la solidité du gameplay, la qualité du matos et qu’on rapporte tout cela au prix – 75 euros, mais uniquement sur la boutique en ligne de l’éditeur – on se dit qu’on a entre les mains l’une des grandes réussites ludiques de ces dernières années.

Et j’avoue que j’attends avec impatience la suite : extensions ? Autres jeux du même acabit ? Riot Games a démontré un sacré savoir-faire, d’autant plus étonnant qu’ils s’aventurent pour la première fois dans un domaine où on ne les attendait pas forcément, et que pour un coup d’essai, c’est un coup de maître !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s