Spotlight sur 51ème Etat – Version 2.0

Salutations les aminches,

Il est de retour ! Le seul, l’unique : 51ème Etat ! Dans sa version 2.0 !
Et comme l’aurait dit Jésus-Didier Bourdon dans « Jésus II : le retour » :

« 51ème Etat : mais c’est quoi donc ? »

Et 12 balles dans le caisson pour le petit con qui a osé posé cette question ! Non mais, sans déconner !

Parce qu’évidemment on ne présente plus 51ème Etat, ne serait-ce que parce que je vous en ai déjà fait une présentation (par là, pour les malheureux qui auraient loupé un épisode), mais aussi parce que ce jeu a récemment refait parler de lui en 2014 à l’occasion de la sortie d’Imperial Settlers.

« Mon Préééccciiieeeuuuxxx ! »

Il est vrai qu’en dépit de ses qualités ludiques indéniables, 51ème Etat souffrait de quelques défauts rédhibitoires – exposés dans l’article susmentionné – qui ne lui ont pas permis de conquérir les coeurs du plus grand nombre,  le condamnant à rester cantonné à d’obscurs groupuscules de gamers. Cela explique en partie que son distributeur français Iello n’ait pas poursuivi la traduction en VF des extensions du jeu.

Mais comme je le disais plus haut, Imperial Settlers est passé par là. Simplifié, rethématisé, il a permis au système imaginé par Ignacy Trzewiczek de connaître une deuxième vie chez FFG, rencontrant cette fois un vrai succès et bénéficiant donc d’un suivi dans la traduction française confiée aux bons soins de Edge : pas moins de 5 extensions (dont deux nouveaux peuples) accompagnant la boîte de base. C’est cette réussite qui a permis à Ignacy Trzewiczek de revenir à ses premiers amours en proposant une nouvelle version de 51ème Etat. Parce qu’on a beau aimer l’Antiquité, il faut avouer que le post-Apo vend quand même davantage de rêve, surtout quand il s’agit d’essuyer ses rangeos sur la gueule de notre crevard d’adversaire !

Alors, heureux ?

Oui, oui et oui ! Parce qu’on n’est pas loin d’un sans-fautes ! En même temps, les bases étant bonnes, ça ne pouvait que fonctionner ! Et croyez-moi sur parole, je suis on ne peut plus objectif, car j’ai appris à contrôler le fan boy de merde qui sommeille en moi ! ^_^

Plus sérieusement, cette réédition tient vraiment ses promesses et cela à quasiment tous les niveaux :

-matériel d’abord : boîte de base agrandie, cartes de qualité, multitude de marqueurs en bois (pour les ressources de base), plateaux de faction joliment conçus, tout est au top. A noter que la plupart des illustrations sont celles de la version originale, mais elles sont désormais plein cadre et non plus seulement vues sous la forme d’un médaillon central comme auparavant.

Les plateaux de chaque faction : un design sympa et un récapitulatif de tout ce qu’il y a savoir sur son clan, Imperial Settlers est clairement passé par là !
Alors ça c’est du meeple qui a de la gueule : des guns, des jerrycans, des rouages, etc. Bref, tout ce qu’il faut pour déboîter les rotules du petit merdeux d’en face !
Zoom sur les cartes : redesignées, elles mettent bien en évidence l’illustration et affichent également un dos plus adapté au fluff, à savoir des ruines qui marquent que votre bâtiment a reçu la visite musclée de votre aimable voisin. Pas grave, vous vous servirez de ces ruines pour redévelopper votre empire !

-lisibilité ensuite : c’était l’un des plus grands défauts de la version 1.0. Inutilement lourde et difficile à comprendre, ayant en plus changé entre les différentes extensions, la symbolique constituait un frein à la prise en main du jeu. C’est fini ! Tout est très clair, immédiatement compréhensible par le néophyte, pas besoin de passer son temps le nez dans l’aide de jeu : après deux-trois vérifications, ça roule tout seul.

Photo de famille : à droite, on voit bien l’effort de clareté (tant du point de vue du jeu que de l’illustration) qui a été réalisé par rapport à la version initiale (au centre) ; à gauche, une carte d’Imperial Settlers pour comparaison, avec son design faussement naïf.

– contenu : le jeu mentionne que toutes les cartes de la version 1.0 – extensions incluses – ont été reprises. C’est à la fois vrai et faux. Vrai puisque l’on retrouve les mêmes intitulés de cartes, faux dans le sens où certains types de cartes n’existent plus dans la version 2.0 des règles, notamment les héros. J’avoue que cela me manque un peu, mais cela ne gênera pas les nouveaux joueurs, d’autant qu’on sent bien qu’ils pourraient revenir dans de futures extensions. Petite précision : des goodies sont offerts par Edge avec cette nouvelle édition, à savoir deux factions et leurs plateaux/jetons, ainsi que quelques cartes d’une mini-extension. Pensez à les demander à votre boutique, ce serait dommage de passer à côté.

Gimme ! Gimme ! Gimme ! (Goodies for pleasure !)

– règles : c’est évidemment le nerf de la guerre et j’appréhendais vraiment cette nouvelle version tant la première m’avait marquée. Alors certes, de nombreux points de règles ont disparu et j’en regrette vraiment certains : les héros comme déjà dit, le fait de pouvoir squatter les affaires des autres, celui de caper les points de victoire gagnables par un bâtiment (une limite qui stimulait notre imagination pour comboter afin de mieux l’ignorer). Mais ce que l’on perd en possibilités, on le gagne en fluidité, en clarté et c’est tant mieux. Avant, jouer à 51ème Etat demandait un véritable investissement, notamment en temps, m’amenant à souvent refuser des propositions de partie, car n’ayant pas toujours 3h et plus devant moi. Dans la nouvelle version, on sent que l’expérience acquise dans Imperial Settlers est passée par là : épuré, le jeu en devient plus fluide et s’avère bien moins chronophage que son ancêtre.

Attention toutefois, 51ème Etat – tout comme Imperial Settlers d’ailleurs, à l’inverse de ce que pourrait laisser supposer ses illustrations volontairement enfantines  – n’est pas et ne sera jamais un petit jeu. Il reste tout de même assez long (au moins 1/2 h par joueur, voire plus en fonction des configurations de jeu), exigeant car demandant une sacrée dose de concentration tant pour optimiser en permanence ses actions que pour savoir également s’adapter au mieux à celles des adversaires. C’est d’ailleurs l’un des points forts du jeu par rapport à Imperial Settlers : les interactions entre joueurs y sont plus nombreuses, du fait notamment des plus grandes facilités à attaquer les clans adverses.

Bref, j’ai pu enquillé plusieurs parties d’affilée de cette nouvelle version du jeu, chose que j’aurais difficilement imaginer faire avec la version précédente, ne serait-ce que parce qu’il fallait à la fois trouver le temps nécessaire et des joueurs suffisamment motivés. Oui, la version 1.0 reste plus riche en possibilités, mais cette V2.0 séduira plus de joueurs et au final sortira bien plus souvent. Sans compter que si le succès est au rendez-vous – et je pense sincèrement que ce sera le cas au vu des retours positifs que je lis de-ci de-là – il y aura des extensions, en VF qui plus est ! Que demande le peuple ?

Seul véritable hic à mes yeux, c’est qu’elle rend d’un coup Imperial Settlers un peu plus fade. Pas seulement par sa thématique et son design – ça c’est une simple question de goût – mais également parce qu’on prend un pied pas possible à comboter et jouer avec son caca, tout comme on le faisait déjà avec la 1.0. Certes, les combos existent aussi dans Imperial Settlers, mais elles sont bien plus cadrées car chaque faction dispose de son propre deck, donc d’un style de jeu imposé. S’en éloigner, c’est renoncer quasiment à coup sûr à la victoire.

Ce n’est pas le cas à 51ème Etat, car la pioche étant commune, on est donc bien plus libre dans nos choix. Certes, votre faction vous incite à aller dans une certaine direction, mais vous pouvez sans trop de problème en changer en fonction des cartes piochées et partir dans des combinaisons plus inédites. On est donc dans une optique bien moins téléphonée et nettement plus tactique qu’Imperial Settlers.

Pour conclure, je dirai qu’Ignacy Trzewiczek a cherché à prendre le meilleur des deux jeux pour concocter cette nouvelle version et qu’il y a réussi ! Fbdm de la première version, je risque de le devenir encore plus avec la seconde ! Et je n’ai qu’une hâte, c’est de voir l’aventure 51ème Etat se poursuivre dans ce sens avec de futures extensions que j’espère d’une aussi grande qualité que le jeu de base !

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