D&co ou D&cor ? Make your choice !

Salutations les aminches !

Non, je ne fais pas du racolage pour une nouvelle émission à la con de la mère Damidot, je profite simplement du beau temps estival – qui daigne enfin pointer le bout de son nez -pour prendre des photos en extérieur de quelques éléments de décors que j’ai fabriqués au cours du printemps.

Je les ai conçus à partir de matériel fourni par Dust Studio : des blocs antichars et un bunker. Mais je n’ai pas utilisé d’autre rabiot de la gamme, puisqu’ils sont destinés à un pote qui jouer à Warhammer 40000. Il fallait donc que cela reste assez générique, afin de ne pas trop dépareiller dans « un sinistre cauchemar de l’avenir lointain, où règne seule la guerre, où flambe la galaxie, blablabla… » (y’a pas à dire, y compris dans ses amorces, GW ne sait pas faire autre chose que du too much…)

Décor numéro 1

« Ach, c’est bon les gars, j’ai trouvé un très bon couvert !
– Laisse Hans, les couverts c’est bon pour ces fiottes de Space Marsouins à 40K. Nos vaillantes poitrines fascistes n’ont rien à craindre des balles de l’ennemi ! »

Décor numéro 2

« Donc celui-là, c’est pareil, on n’y touche pas ?
– Si Hans, on va se soulager dessus, histoire de marquer notre Lebesraum ! »

Bon, refusant de cautionner les mecs au « marteau de guerre », j’ai demandé à mes petits gars de l’Axe de prendre la pose au milieu, histoire de se faire une idée de l’échelle. J’avoue être content du résultat, même si il y a du progrès à faire, car le contraste entre le sous-bassement rocheux et les tripodes de béton n’est pas suffisant. J’aurais dû multiplier des jus différents, histoire de mieux distinguer les deux.

Quant au bunker, il est livré par Dust Studio avec une arme lourde à canons jumelés, montée sur affût : ici, j’ai pris le bunker de l’Axe, équipé d’un laser lourd. Mais mon poto voulant éventuellement le jouer en bastion, souhaitait également disposer d’une esplanade pour pouvoir y installer le canon quadritubes d’une ligne Aegis. J’ai donc cherché à intégrer le bunker dans un emplacement rocheux en partie fortifié, utilisant pour ce faire des obstacles en béton tirés d’AT-43.

Bunker - Vue avant

 » A vendre : petit bunker de caractère, T1, avec vue sur la mer, terrasse extérieure donnant directement sur la plage. Idéal pour les amoureux du combat retranché.
Pour tout renseignement, contactez votre antenne locale de l’Organisation Todt »

Bunker - Vue arrière

« Mais qui est le Arscloch qui est parti en laissant les clés à l’intérieur ? Vous savez combien ça va nous coûter d’appeler un serrurier spécialisé en porte blindée ? »

Voilà, le résultat final : je l’ai voulu bien sale, d’où le recours à de nombreux jus pour salir le béton. Je me suis inspiré pour cela de quelques bâtiments proches de chez moi, où les averses fréquentes finissent par marquer le béton par des grandes coulures noirâtres et piquées par la mousse. Je ne sais pas si j’ai réussi à m’approcher de cela sur ce bunker, mais au moins, on sent qu’il a vécu et il contraste bien avec l’éperon rocheux à côté où je me suis contenté de salir les anfractuosités, laissant la pierre supérieure en état.

Seul hic, lorsque l’on ouvre le bunker – celui-ci est jouable à Dust Tactics comme bunker fermé ou simple position fortifiée – le contraste entre l’extérieur sale et l’intérieur bien clean est sans doute trop marqué. Il faudra que je revois cela pour une prochaine fois, parce qu’on a l’impression d’un intérieur nettoyé à la brosse à dents tous les matins, ce qui n’est guère crédible pour une position fortifiée en zone de combat😉

Position fortifiée

« Ca y est Hans, j’ai fini de passer la serpillière. Tu es donc prié de laisser tes bottes à l’entrée et de prendre les patins ! »

Bon, maintenant, il faut que je continue sur ma lancée et que je finisse de peindre mes 200 socles qui m’attendent sagement au fond de leur boîte. Mais pour cela, je dois d’abord parvenir à m’éloigner de mon pc et des oripeaux de Blizzard : c’est ça d’avoir trop de vacances, on glute au pied du pc et on s’étonne que les jours passent si vite…. Shame on me !

Games Workshop en a rêvé, Dust Studio l’a fait…

Salutations les aminches !

Un titre qui fait volontairement dans la provocation, car je suis assez remonté contre Dust Studio. Je suis même « violence » comme dirait notre bon Monsieur Manatane,  car « je suis trahison » !

Pourquoi ai-je moi aussi envie des envies de violence ? Parce qu’on semble avoir décidé à Hong Kong de calquer le modèle de développement des petits gars de Nottingham, donc de faire dans l’inflation à tout crin. Petit flashback pour mieux comprendre ma désillusion.

De la grenouille et du boeuf…

Début 2013, Dust Studio est en plein développement de sa gamme et les sorties s’enchaînent. Comme tout jeu de figs, cela reste cher, mais abordable avec des tarifs adaptés à différents publics :
– pour les peintres, les blindés standards coûtent dans les 30 $, sont à monter mais sont sous-couchés et dotés de deux options d’armes
– pour les fainéants comme moi, il existe la gamme premium : il en coûtera 60 $, mais ils sont montés et peints, même s’ils ne bénéficient pas des deux options d’armes

Bref, tout le monde y trouve son compte et peut monter une armée pour un tarif relativement raisonnable. Toutefois, au cours de la même année, l’équipe annonce son intention d’augmenter ses prix afin de couvrir des frais toujours plus élevés. Cela ne fait pas spécialement plaisir, mais la communication est plutôt efficace sur le sujet et du fait de l’enthousiasme de la communauté des Dusters pour la gamme, la pilule passe en dépit d’une augmentation assez costaude: + 25 %, sans compter la disparation annoncée des options d’armes dans le nouveau conditionnement des blindés sous-couchés.

La communauté est tellement compréhensive à leur encontre que lorsque Dust Studio lance son Kickstarter pour l’opération Babylone en 2014, une grande partie des joueurs investit, voire même assez lourdement pour certains d’entre eux. Je ne reviendrai pas sur l’échec de ce KS, aujourd’hui encore, nombreux sont ceux qui n’en ont reçu qu’une partie et ont fait leur deuil des freebies du fait des bisbilles entre Dust Studio et Battlefront. Dust Studio a d’ailleurs copieusement chargé Battlefront dans cette histoire mais n’a jamais vraiment proposé quelque chose de constructif pour les pledgers lésés, c’est-à-dire pour ses joueurs qui la suivent et la soutiennent depuis le début de l’aventure. Son image de marque est donc atteinte et elle perd de nombreux joueurs dans l’affaire. Elle relance tout de même la machine à partir de l’été 2015 en retrouvant un rythme relativement régulier au niveau de ses sorties.

Après un tel épisode, on aurait pu espérer que Dust Studio fasse un tant soit peu profil bas, afin de reconquérir les coeurs (et donc les porte-monnaies😉 ) de ses joueurs. Eh bien que nenni : le soufflé lié au KS n’est même pas encore retombé qu’on nous balance une nouvelle augmentation des tarifs, notamment sur ses blindés standards : + 26 % et cette fois, sans aucune explication, ni esquisse de communication sur le sujet. Désormais, pour acquérir un blindé médium de la gamme, il vous en coûtera :
– 55 $ pour la version sous-couchée
– 95 $ pour la version premium

Avant-Après

« Alors, jeune padawan, sauras-tu trouver la différence entre la version à 60 dollars et celle à 95 ? »

Donc en un peu plus deux ans, la même figurine aura connu une inflation de près de 60 % ! Si ça c’est pas de la magie ! Et dire que je me moquais de la politique tarifaire de Games Workshop… J’aurais mieux fait de me taire sur ce coup !

Alors on pourra toujours me rétorquer que l’entreprise est libre de sa politique tarifaire, que ce n’est pas une oeuvre de charité, qu’il faut bien suivre l’augmentation des coûts de production dans une Chine dont le niveau de vie ne cesse d’augmenter, etc. Je ne pourrai qu’acquiescer, mais je pense tout de même que Dust Studio se plante sur ce coup et ce à plusieurs niveaux :
– d’abord dans sa communication : déjà déficiente durant l’affaire du KS, elle est carrément absente ce coup-ci. Comme durant le KS, ce sont les fan boys qui se chargent en partie de celle-ci, avec une argumentation qui ne vole pas bien haut comme on peut s’en douter : « Vous n’êtes pas contents ? Mais personne ne vous retient…. »
– ensuite, dans sa politique de développement. Visiblement, il a été décidé de faire comme Games Workshop, en tablant sur le fait que le jeu de figurine est un « luxe » et que cela se paye forcément : donc par ici la monnaie !
– mais le problème clé, c’est que Dust Studio n’est pas Games Workshop. Et si les British peuvent se permettre de jouer les divas, assis qu’ils sont sur un pool de joueurs/acheteurs conséquent, c’est tout l’inverse pour Dust Studio. Ainsi n’ont-ils réussi à réunir que 60 personnes il y a quelques semaines, pour ce qui a été présenté comme la plus grosse rencontre autour du jeu au Royaume-uni : autant dire que l’on ne va pas très loin comme cela… Avec des tarifs raisonnables, il était déjà difficile de convaincre de nouveaux joueurs de s’y mettre : beaucoup craignaient en effet – et à juste titre d’ailleurs – que vu c’est un jeu de niche, ils ne trouveraient pas facilement d’adversaires. Alors avec la nouvelle politique tarifaire, comment peut-on accrocher de nouveaux joueurs ?

Bref, je considère que c’est une très mauvaise décision et que Dust Studio prend un chemin qui ne débouchera sur rien de positif à long terme. Ils ont beau nous promettre monts et merveilles en sorties pour la fin de l’année 2016, je n’y crois plus guère désormais (et je ne parle même pas du projet de film tant cela me fait sourire😀 ) J’ai tellement défendu la gamme, le jeu, l’équipe – y compris durant le KS, je dois battre ma coulpe à ce sujet – que de se voir traiter de la sorte me laisse un goût amer dans la bouche. L’entreprise ne vaut finalement pas mieux que les autres, en dépit de ce que Paolo Parente prétend et je m’en veux un peu d’avoir été aussi naïf.

Alors quid maintenant ? Perso, je ne suis pas le plus touché par la nouvelle augmentation, vu que j’ai déjà quasiment toutes les références. J’ai beau grogner comme l’ours mal léché que je suis, je reste accroché par l’univers et le design, je continuerai donc à investir, mais sans doute moins qu’avant. Par contre, je ne chercherai plus à défendre la gamme sur ce blog ou ailleurs : plus d’open the box, de preview, etc. Plus de parties d’initiations, de démos non plus : je me vois mal chercher à conquérir de nouveaux joueurs en les poussant à investir de grosses sommes dans une gamme dont la pérennité semble compromise. Je vais m’aligner sur le nouvel esprit Dust Studio, à savoir une simple relation producteur/consommateur comme pour n’importe quelle autre entreprise : cela me déçoit, mais puisqu’ils ont décidé qu’il en serait ainsi, dont acte.

Et sinon, rien de plus constructif ?

Bon, aboyer le derrière dans sa niche c’est une chose, mais il ne faut pas s’en contenter. C’est pour cela que j’ai profité de mes vacances pour m’atteler à une tâche que j’ai longtemps mise de côté : socler toute mon infanterie pour Dust. Parce que c’est bien beau d’acheter des figs peintes, mais sans un soclage digne de ce nom, c’est s’arrêter au milieu du chemin.

Le problème, c’est qu’en quatre ans de collectionnite aiguë  – ayant les trois armées au complet – les pitous finissent par s’accumuler. Ce ne sont donc pas moins de 200 socles que j’ai dû préparer : c’est long, très très long !😀 Cela occupe les soirées avec au menu de l’enduit, du sable, des bouchons de liège, écorces de sapins, ardoises, bâtonnets de glace… Mais également des bitz de Dust, bitz d’AT-43, briques et sacs de sable de modélisme, bref tout pour éviter des socles qui soient trop copiés/collés. Mon but : favoriser une certaine diversité à l’échelle des escouades tout en préservant une relative homogénéité à l’échelle des armées.

SONY DSC

« J’fais des socles, des p’tits socles, encor des p’tits socles. Des p’tits socles, des p’tits socles, toujours des p’tits socles. »

Bon, le plus gros est désormais fait, il ne me reste plus qu’à peindre tout cela. Cela sera encore long, mais plus facile car ça se fera à la chaîne et en alternant jus et brossages, donc rien de bien compliqué.

Me resteront ensuite les socles de mes équipes d’armes lourdes et de blindés, plus longs à faire à l’unité – car plus recherchés – mais nettement moins nombreux ! Et j’aurai fini toutes mes armées ! Ouééééé !

Jusqu’aux prochaines sorties, bien évidemment…. A moins que les tarifs ne fininssent par devenir tellement prohibitifs que cela ne me coupe dans mon élan !😉